
Un an à peine après la sortie de Synesthésies, la rappeuse queer montréalaise Soraï lance déjà le premier extrait de son prochain album. Sur FAKEF*CKBOY, Soraï se glisse dans la peau d'un boy en tournée qui se ramène des filles dans sa chambre dans chaque ville. Le résultat est une pièce de rap taillée sur mesure pour danser collé•e dans les clubs avec la mauvaise personne.
Si la chanson se veut très cunty selon celle qui utilise les pronoms féminins et neutres, iel admet ne pas y avoir pensé plus que ça avant de lancer une pièce avec un titre explicite. C'est que si le personnage de la pièce n'est pas très fréquentable, les paroles sont autrement aptes pour la radio commerciale.
Lors d'une entrevue avec Estelle pour l'émission Palmarès, disponible ci-haut, Soraï explique son désir d'être plus cunty, plus affirmé•e dans sa musique. « J'évolue beaucoup dans ma queerness en ce moment, dans mon identité de genre. On dirait que je suis dans un cheminement full important pour moi. Et je voulais reconneceter avec le fait d'avoir du fun en faisant de la musique. J'ai fait cet album en ayant vraiment beaucoup de fun et ça parait dans les tounes.»
« J'ai envie que ce soient des gros bangers. » ajoute-iel, en précisant ne pas vouloir simplement faire de la bonne musique québécoise, mais de la bonne musique tout court. Un rappel au dirigeant d'une certaine chaîne de pizzerias que la musique d'ici - et pas seulement celle de Soraï - peut rivaliser avec les meilleures chansons à l'international. Durant l'entrevue, iel avoue souhaiter secrètement que son deuxième disque, qui devrait sortir d'ici la fin de l'année, puisse aider une partie de son public à découvrir ou explorer leurs propres identités sexuelles et de genre.